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Si creux sans vie





Les yeux couleur cylindre, 
J’observe doucereuse, le café du matin.
Ceux qui le boivent sont creux
Un creux ne ment jamais, 
Il est si creux sans vie. 

Les bons ne dorment que la nuit. 
Ocre-ton des légumes cuits.
Manteau d’hiver, glaçons d’été. 

Je ne demande, 
Qu’un corps noir à la chevelure dépeinte. 

Lyre sans prise, de la poésie
Séduction assistée,

Voilà ma cure d’enfant. 

Absurdité à chaud

Ce texte a été rédigé le 14 novembre au matin, café rouge, il n'est pas à prendre comme une offense mais comme un signe que la seule création aura raison de l'obscurantisme. 



Hippolyte : J’ai envie de faire l’amour sous les bombes. 
Peluche : Je veux manger une muse
Hippolyte : Je veux attraper ton nez avec mes dents. Et le couvrir d'un ruban rouge.
Peluche : Moi je m’en fiche, je veux juste transpercer tes parois. On sort le vin?
Hippolyte : Je l’ai déjà bu hier, j’avais réussi le concours Sciences Po, je ne pouvais pas prévoir que quelque chose de mieux allait arriver.
Peluche: Je le repète, ma nounou n'a pas gagné au loto, pourtant on était vendredi 13.
Hippolyte : Ta nounou est sauve ?
Peluche : J’ai envie de jouer un air religieux à la guitare. J’envoie mes plus sincères condoléances à ta nourrice, je ne savais pas qu’elle venait encore chez toi.
Hippolye: Elle prépare le meilleur couscous aux olives de Paris. Pourquoi tu pleures?
Peluche : Les tireurs ont gâché ma sortie au musée. Tu penses que les Apple Store seront ouverts?
Hippolyte : Non. Les SDFs ne doivent pas être au courrant ces chanceux, comment vont-ils faire lorsqu’ils voudront s’acheter un Ipad au petit matin?

Transe, son de trance, coups de feu à la place des coups de tambour. Peluche entre au café.

Une voix muette: Descends vite, tu dois donner la réplique à Hippolyte.
Peluche : Chantonne-moi des bruits de bullet que tombe dans des ecscalier de lierre, mâche mâche, un exilir de rose, rose monde, tu connais la rose monde ? Tu as déja vu la rose monde ? Tu as deja sentir la rose monde ? (il pointe un spectateur du doigt) toi, TOI, tu es exécrable fini ! Monte au plateau sentir la rose monde. (découragé, tournant le dos) il ne monte pas, personne ne connait la rose monde. oiseau oiseau abeille, culmine vers le ciel, Hippolyste tu m’orgasmes ?
Hippolye : Nous devrions partir, il y a tant de ravissantes couleurs maghrébines qui nous attendent ...
Peluche (enfant) : et le phare d’Alexandrie ?
Hippolyte (dur et sérieux) : le voyage est le fruit de millénaire d’exploration scientifique, il y eu d’abord Darwin, puis Magellan puis le sage Gotima, il faut commencer par faire abstraction des spectateurs pour ne craindre aucun.
C’était le 14 novembre.
Peluche : Je ne sais pas si j'écris Faire l'amour ou un poème sur les dégustations de moules/frites à Lyon. Je me beurre des tartines en attendant que tu choisisses.

Chacun le poète de l'autre




Tu m'a dis un jour, « le poète n'est pas celui qui est inspiré mais celui qui inspire », ma tendre poète.

L’eugénisme : 

Je vous parle en provenance de l’autre monde. La salle dans laquelle nous faisons spasmer nos jambes virevolte du moite, elle est fumeuse. J’ai accepté de laisser s’entrechoquer ma folie avec la votre. Je vous parle les yeux embués de l’autre monde, je ne sais pas si vous y avez mis les pieds, c’est un monde de conceptions nouvelles. Le cocon vide de vos chaussures tombera près du canapé, vous vous sentirez chez vous. C’est un monde trompeur mais cette fois ci, le monde admet qu’il ne miroite point une mais mille vérités, alors c’est un monde factice. 
Liberté vin rouge, liberté blanche, liberté chancelante de sueur. 
N’emporte pas mes ôdes, ni les oeuvres des parents déchus, 
Par le monde matériel, 
Je devrais dire normal car je suis née en y posant les pieds, 
Mais je cintre mon domicile dans un carcan de monde matériel. 
Il faudra que je ramasse les cendres de l’autre monde, il faut toujours revenir de plein pied dans l’enfer mondain. Les colombes pleurent et reviennent toujours sur le lieu du vice. Toujours.
Clones féminins et amicaux, clones de ma connaissance, Elsa mièvre, femmes mauves; Elles dansent la musique, n’importe quelle musique, sans les hommes.
J’ai aimé, plus que de nature mais j’ose espérer que je n’en ai pas conservé que les ocres amères.
Ma vie est cette acrylique sur laquelle je vous proposer d’agencer votre sang.

Dis moi ce que tu penses, de ma vie?




Louis Serème :

Ta vie est un acrylique blanc
J'ai dessiné sur mon bras 33 sabliers
Au bout du quel coule ton sang
Qui a valeur à ne pas être oublié
Ta vie est de nature ocre et sincère
Car ta folie a un brin matin anglais
Qui entourée par la mer
Sonne plus bleue que mes rêves
Ta vie est jaune whisky noir piano trouble fumée
Mystérieux escalier, que je monte, que je descends
Dans le halo de la violente liberté
Ma poésie ne vit que dans tes instincts et ta suave insolence